SUSTAINABILITY OF SAHARAN EARTHEN ARCHITECTURAL HERITAGECASE STUDY: “THE KASBAH OF TAYLOUT-KSAR TAMENTIT IN ADRAR
Souad GHLAMELLAH1, Messaoud HAMIANE2, Kamel BOUZETINE3
1Materials, Processes and Environment Research Unit (URMPE)/University of Boumerdes, Boumerdes, Algeria, Cité Frantz Fanon, 35000, Algeria. E-mail:s.ghlamellah@univ-boumerdes.dz
2Materials, Processes and Environment Research Unit (URMPE)/University of Boumerdes, Boumerdes, Algeria, Cité Frantz Fanon, 35000, Algeria. E-mail:hamiane@univ-boumerdes.dz
3Materials, Processes and Environment Research Unit (URMPE)/University of Boumerdes, Boumerdes, Algeria, Cité Frantz Fanon, 35000, Algeria. E-mail:k.bouzetine@univ-boumerdes.dz
Submission date: 21.05.2025. Accepted date: 12.07.2026. Publication date: 09.09.2026
Abstract:
This contribution is part of a broader reflection on the enhancement of earth archipelago heritage in the Adrar region. This study explores the heritage value of earthen architecture in light of current concerns about sustainable development and the need for its conservation and enhancement in our country.
The ksour in the south have suffered the ravages of time, natural factors, neglected planning and urbanization policies, and the destruction of everything related to collective memory, cultural identity, and the architectural character of the country. Despite the apparent fragility of the materials used, these places still endure, and the effectiveness of the construction systems employed is remarkable. These ksour have stood for hundreds of years. The results of analyses, assessments, and information gathering within the local community have shown that the durability of these ksour is strongly linked to the architectural characteristics of the buildings, the physical, mineralogical, and mechanical properties adapted to earthen architecture and the Saharan environment, as well as the traditional knowledge of the ancients.
Keywords: Kasbah of Ksar Tamentit, earthen architecture, sustainability, enhancement of earthen architectural heritage.
DURABILITE DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL SAHARIENNE EN TERRE CAS D’ETUDE: «LA CASBAH DE TAYLOUT- KSAR TAMENTIT A ADRAR»
Souad GHLAMELLAH1, Messaoud HAMIANE2, Kamel BOUZETINE3
1Unitéde Recherche Matériaux, Procédés et Environnement (URMPE)/Université de Boumerdes, Boumerdes, Algérie, cité Frantz fanon, 35000 , Algérie. E-mail: s.ghlamellah@univ-boumerdes.dz
2Unitéde Recherche Matériaux, Procédés et Environnement (URMPE)/Université de Boumerdes, Boumerdes, Algérie, cité Frantz fanon, 35000 , Algérie. E-mail: hamiane@univ-boumerdes.dz
3Unitéde Recherche Matériaux, Procédés et Environnement (URMPE)/Université de Boumerdes, Boumerdes, Algérie, cité Frantz fanon, 35000 , Algérie. E-mail: k.bouzetine@univ-boumerdes.dz
Résumé:
La présente contribution s’inscrit dans un contexte global de réflexion sur la valorisation du patrimoine architectural en terre de la région d’Adrar. Elle explore la valeur patrimoniale des architectures en terre à la faveur de la préoccupation actuelle du développement durable et la nécessité de leur conservation et valorisation dans notre pays.
les ksour au sud ont subi les aléas du temps, des facteurs naturels, la négligence des politiques de planification et d’urbanisation, mais aussi la main des destructeurs de tout ce qui touche à la mémoire collective, à l’identité culturelle, au cachet architectural du pays. Malgré « la fragilité apparente » des matériaux utilisés, ces lieux résistent encore, et l’efficacité des systèmes constructifs appliqués est remarquable. Ces ksours sont toujours là depuis des centaines d’années. Les résultats d’analyses et de diagnostic et de collecte d’information au sein de la communauté local ,ont montré que la durabilité de ces ksours est fortement liée aux caractères architecturales des édifices, aux caractéristiques physiques, minéralogiques et mécaniques adaptés à l’architecture en terre et l’environnement saharienne ainsi que le savoir-faire des anciens .
Mots clés :casbah de ksar TAMENTIT, architecture en terre, durabilité, mise en valeur du patrimoine architectural en terre.
- Introduction :
Le patrimoine ksouriennes en terre de la région du TAMENTIT à ADRAR est le produit d’une architecture qualifiée de « vernaculaire » dite« traditionnelle » ou « préindustrielle » caractérisée par sa simplicité, son adaptation àl’environnement, elle répond aux besoins de ses usagers, et représente une référenceculturelle pour sa communauté ,Le retour à cetype d’architecture est largement recommandé par les experts en la matière, car il permetl’économie d’énergie, la durabilité des constructions et la protection de l’environnement. Les principes de l’ architecture durable tirés de l’architecture vernaculaire semblepouvoir être, d’une part une alternative face à la «crise architecturale », et d’autre part lelevier et le « renouveau du cadre bâti », en actualisant les anciennes techniques etpratiques ancestrales, et en les adaptant aux exigences moderne.Pour ce faire, nous avons choisi un cas d’étude, qui nous asemblé représentatif des casbahs duksar TAMENTIT, à savoir lacasbah de TAYLOUT. La survie de cette casbah et de son développement durable est due à une harmonie entre chacune des composantes de l’environnement, à savoir la biosphère, la lithosphère et les organismes vivants.« Un environnement de bien être de la société et de l’économie sont intimement liés». [1]
2.Présentation de la casbah de TAYLOUT:
2.1. Sa position par rapport au ksar :
La casbah de TAYLOUT se situe dansle ksar de TAMNTIT de la côte nord(voir Fig.1), elle est édifie dans un endroit élevé. Limité du sud par les casbahs d’OULED HMALI et OULED YAKOB et de l’est les agglomérations d’habitantset entourée de nord et l’ouest par l’oasis et les jardins.[2]
Fig.1. Plan de ksar TAMENTIT(Direction de la Culture / Adrar)
2.2. Histoire de son édification et son apparition :
La casbah de TAYLOUT est considérée parmi les plus anciens lieux a TAMNTIT avec un passé très ancien, son édification remonte à la moitie de douzième siècle après J- C, Entre 1146 -1147.[3] Et selon MOHAMED TAYB BEN ABDERAHIM[4]l’ édification de la casbah est faite grâce aux tribus de LEMTOUN ou la tribu de LEMTOUNA ce sont des tribus berbères descendants de la famille de YOUCEF BEN TACHFIN d’origine MOURABTINE, Ils sont pris fuite a la région de TOUAT après la chute de leur état par les MOUAHIDINES dans le nord ils s’enfuient a cette région il la trouvent une terre qui attire et sécurisée ils y installent et construisent la première casbah dans le ksar.[2]
2.3. Description générale de la casbah :
TAYLOUT est considérée comme un monument de civilisation d’une grande importance et pour découvrir ses aspects historiques et urbains et patrimoniaux on doit l’étudier de plusieurs cotes géographiques anthropologiques et la civilisation aussi. La casbah de TAYLOUT s’inscrit sous l’urbanisme berbère située dans un endroit élevé construite de pierre et de l’argile comme des matières connues pour leur utilisation dans la construction ses maisons sont collés directement la muraille extérieur on n’y trouve pas la place qui soit au centre de ksar.[5]
3. Notion de durabilité de la casbah de TAYLOUT :
La panification urbainea montré la présence d’éléments marquants avec des idées urbaines et architecturales spontanées, vu que les planificateurs de ces casbahs ont voulu trouver des solutions adéquates au climat de la région et sa géographie. L’implantation de la casbah, la compacité, les Sabas, les constructions et les matériaux de construction sont les principaux piliers d’un développement durable.[6]
3.1. L’implantation de la casbah :
3.1.1 Description :
Lors de la planification et l’édification de la casbah on fait recours aux gens de savoir et l’expérience dans les domaines de la santé et du commerce agriculture pour choisir le lieu approprié pour la casbah où l’une des conditions les plus importantes de cette dernière c’est qu’elle se trouve sur les hauteurs du fleuve ou de la vallée n’est pas loin de ksar pour satisfaire ses besoin en eau(voirFig.2). En plus du mouvement commercial de et vers ceksar ce qui contribue à la croissance et au développement, aussi choisir le site le plus approprié pour que la casbah reste loin d’inondation(voir Fig.3), en plus la présence de terres agricoles fertiles qui l’entourent(voir Fig.4).[6]
3.1.2Aspect durable :
En ce qui concerne les facteurs environnementaux, cela a eu un impact important sur le choix des sites de la casbah, parmi les conditions pour édifier des casbahs c’est éviter les dangers et générer les bénéfices. On évite les dangers en construisant des murailles autour la casbah et les fosses plein d’eau pour de sorte que la traversée se fait uniquement par le pont ou passerelle. Et générer les bénéfices par le choix de sites avec l’air pur en tenant compte des conditions de sélection des sites pour leur climat et leurs conditions environnementales.[6]
Fig.2. Ancienne source d’eau (foggara) de la casbah (Source : hauteur)
Fig.3. Colline rocheuse sur lequel la casbah a été construite(Source : hauteur)
Fig. 4. L’oasis et les jardins entourent la casbah (Source : hauteur)
3.2. La compacité :
3.2.1 Description :
Les bâtiments architecturaux sont enracinés et fortement ancrés dans une surface limitée(voir Fig.5). L’environnement chaude a influe sur la direction de la vie de l’homme vers l’intérieur , que ce soit dans le logement ou dans le voisinage ou dans la casbah elle-même jusqu’ à ce que le facteur de protection contre les influences climatiques ou les attaques externes soit disponible ce qui a contribué à la disparité entre l’espace interne et externe C’est principalement aux cours intérieurs des bâtiments et les places publiques.[6]
3.2.2 Aspect durable :
La compacité génère de l’ombrage des rues, pendant les périodes estivales, où le rayonnement solaire est intense et la température ambiante est élevée. Cependant les parois des maisons restent dans l’ombre et froide, minimisant les déperditions thermiques.La compacité favorise la rentabilisation du foncier(voir Fig.6).[6]
Fig.5. La compacité des constructions de la casbah (Source : hauteur)
Fig.6. La densité du système bâtis de la casbah (Source : hauteur)
3.3. LES SABAS :
3.2.1 Description :
Les zones les plus utilisées dans les rues sont les zones situés sous le SABAS (voir Fig.7) car elles sont ombragées ainsi un endroit de regroupement des adultes et des enfants cela s’ajoute aux avantages climatique car de nombreuse SABAS réduisent les zones exposées au soleil il s’étend également aux personnes si leur maison est réduite.[7]
3.2.2 Aspect durable :
– Fonction climatique : Sa fonction principale est de réduire la température et de crée une atmosphère propre aux mouvements et la circulation à l’intérieur des Ksour sous ressentir la chaleur à l’extérieur(voir Fig.8).[7]
– Fonction Structurelle : Parce qu’ils relient les bâtiments les uns aux autres pour former un seul bloc et que chaque bâtiment est basé sur l’autre.[7]
– Fonction Economique : Parce que certains SABAS ont été utilisés comme magasin pour les dates et comme le sol des SABAS ont été construit à partir des tronques de palmier de manière à permettre à l’air de traverser le SABA par le bas(voir Fig.9).[7]
– Fonction Social : Utilisé comme un couloir entre les maisons pour les femmes sous passe par la raite.[7]
Fig.7. Les Sabas de la casbah (Source : hauteur)
Fig.8. Sabas de la casbah(Source : hauteur)
Fig.9. Sabas de la casbah (Source : hauteur)
3.4. Les constructions de la casbah:
3.4.1 Description :
L’organisation de l’espace habitéde la casbah de TAYLOUTsemble s’inspirer du schéma classique introverti de l’habitat saharien. Cette introversion se fait autour d’un espace clos (WAST-EDDAR), ou patio à ciel ouvert, qui est l’élément permanent de l’habitat saharien. Aveugle sur l’extérieur, les portes et fenêtres s’ouvrent, seulement, sur le patio(voir Fig.10). L’aspect extérieur des maisons ne diffèrent que par leur position dans l’îlot: celles bordant la rue sont en contact avec la grande circulation et les reculées ne sont accessibles que par les impasses, qui étaient les plus recherchées.[6]
3.4.2 Aspect durable :
L’accolement des maisons permettait d’emmagasiner la chaleur en temps froids et la fraîcheur en temps chauds(voir Fig.11).[6]
Fig.10. Plan RDC maison dans la casbah (Source : hauteur)
Fig.11. Les constructions de la casbah(Source : hauteur)
3.5. Les matériaux de construction :
L’impact de l’environnement sur les ksour sahariennes en terre n’est pas limité seulement sur la planification et l’orientation de ses constructions, Mais il impact aussi sur le choix des matériaux de construction, Ce sont tous des matériaux inspirés par le constructeur du désert dans l’environnement qui l’entoure, où il s’est appuyé sur des matériaux de construction correspondant à la nature de l’environnement dans lequel il vit, et qui sont disponibles en abondance et qui peuvent être obtenus sans fatigue ni problèmes.[2]
3.5.1 Description :
Les matériaux utilisés dans la construction des maisons de La casbah de TAYLOUT, sont naturels et sont extraits dans la région elle-même, ils sont choisis pour leurs solidités, et leurs capacités thermique. Le revêtement de la façade nous donne l’impression que toute les constructions sont sorties de terre, et s’intègre parfaitement au contexte désertique sahraoui.[2]
3.5.2 Aspect durable :
Ils ont utilisé dans La casbah de TAYLOUT des matériaux de construction qui aide à protéger de chaleur et éviter l’influence des rayons solaires et l’isolation thermique comme :
1- l’adobe d’argile qui est rarement utilisé dans les zones pluviales (voir Fig.12).
2- l’argile est la matière la plus efficace pour l’isolation thermique pour la construction et cas de sa construction avec une large épaisseur il fournit une bonne isolation thermique pour les espaces.
3- l’utilisation des pierres au chaud pour aider à conserver l’air à l’intérieur des espaces la plupart du temps pendant la journée durant les piques de chaleur de l’air à l’extérieur(voir Fig.13).
4- le bois était utilisé pour fabriquer les toitures plats et la construction car c’est un bon isolateur de chaleur surtout dans les toitures aux régions sèches et chaudes employé comme matière qui aide à construire les murs en cas de fissure les autres murs restent solides(voir Fig.14 et 15).
5- le plâtre et la chaux sont des solutions écologiques dans ces régions car ces matières mousseux ont la capacité de capter l’humidité de l’air leur utilisation était répandue dans les régions chaudes et humides comme peinture aux murs grâce à la couleur blanche qui reflète les rayons du soleil.
Fig.12. Les constructions de la casbah (Source : hauteur)
Fig.13. l’adobe d’argile de la casbah (Source : hauteur)
Fig.14. Toiture en tronc de palmier(Source : hauteur)
Fig.15. (Source : hauteur)
4. Conclusion :
nous avons constaté que notre « architecture traditionnelle » regorgeait de solutions pour la crise actuelle et qu’une nécessité de l’actualiser est impérative. Pour y procéder, nous sommes appelés à nous inspirer des leçons du passé, et de rechercher le sens de la pratique de nos ancêtres plutôt que la lettre, en s’appuyant sur leur manière de créer, de percevoir et d’occuper l’espace. L’alliance de ses deux architectures, à savoir durable et « vernaculaire », est une éventuelle initiative pour faire face à la crise architecturale que subi notre société, celle-ci qui a été longtemps omise par ses responsables, est en quête d’un dénouement.
5. Bibliographie :
[1] Strange, T. and Bayley, A. (2008). OECD Insights SustainableDevelopmentLinkingEconomy, Society, Environnent. OECD insights, paris.
[2] MebarakHouda. (2016). Travaux De Restauration Des Systèmes Défensifs Du Ksar De Tamentit,mémoire de magistère, option : la conservation et la restauration des bâtiments archéologiques et des monuments historiques, 57-58, 60-61, 82.
[3] Mohammed Saleh Houtieh. (2007). Twat et Azwad au cours des XIIe et XIIIe siècles de migration (XVIIIe et XIXe siècles après J-C). Étude historique à travers des documents locaux, tome 2, Dar Al-Kitab Al-Arabi pour publication, distribution et traduction – Algérie,415.
[4] Faraj, Farag Mahmoud. (1977). La Province De Twat Aux XVIIIe Et XIXe Siècles De Notre Ere: Etude Des Conditions Politiques, Sociales, Economiques Et Culturelles De La Région, Avec La Réalisation Du Livre De Dictons Simples Dans L’actualité De Tmentit (par Mohamed Baba Haida), Université d’Alger, Institut des sciences sociales, Département d’histoire.
[5] Nadir Marouf. (1980). Lecteur De L’espace Oasien, Sendabad, paris, 39.
[6] BouafiaAbderrazak, (2017). Éléments et dimensions de la durabilité dans la planification de l’environnement localdes anciennes communautés urbaines (ksour) dans les régions désertiques,In : revue de recherche scientifique sur la législation environnementale n°9. 99-100,102.
[7] Mohammed Ben Hamou, (2015). Les Sabas Et Son Importance Dans Les Ksour Sahariens, Département D’archéologie, Faculté Des Sciences Humaines Et Sociales, Université Abou BekrBelkaid Tlemcen. In : revue de recherchescientifiqueal-hikmad’études historiquesn°6, 4.